Dans le milieu de la brocante, on appelle ça « tomber sur un Chopin ». Un objet, un tableau, une sculpture qui ressemble à une croûte, mais qui se révèle une véritable œuvre d’art. Et dont le prix vaut plusieurs blindes.
C’est l’histoire qui est arrivée à Maud, la cinquantaine, barmaid au chômage et à la langue bien pendue qui vit dans une caravane. Elle a acheté, pour 5 dollars, une toile qu’elle ne trouve pas particulièrement belle, tout en se disant qu’elle plaira peut-être à sa voisine dont c’est l’anniversaire. Un genre de cadeau empoisonné, plein de bonne volonté, mais qui va lui rester sur les bras.
Et si ce tableau était finalement un Pollock, contemporain de Warhol et Basquiat, maître absolu du dripping ? C’est ce qu’elle veut absolument savoir, raison pour laquelle elle fait appel à Lionel Percy, expert en art, tout frais débarqué de New York. Entre eux deux, c’est un jeu du chat et de la souris qui va se jouer, une lutte des classes en même temps qu’un choc des cultures. Une rencontre en tout point explosive où il est aussi, et peut-être avant tout, question de valeurs.
« Vous pensez qu’une simple serveuse (…) de Bakersfield peut entrer chez un brocanteur et acheter pour trois dollars un chef-d’œuvre qui en vaut cent millions ? »
Lionel